enquête-ifop-cadeaux-noel

Cadeaux de Noël : quand stress et gêne s’invitent au pied du sapin

Une enquête de l’Ifop pour LesDenicheurs.net

Plaisir d’offrir, joie de recevoir ?

Cadeaux de Noël : quand stress et gêne s’invitent au pied du sapin

Alors que Noël arrive à grands pas, des millions de Français sont à la recherche des cadeaux qu’ils offriront à leurs proches et à leurs amis en cette fin d’année. Qu’elle s’effectue en ligne sur Internet ou en magasin, cette véritable course - la majeure partie des emplettes, pénurie ou pas, sont faites dans la dernière ligne droite courant décembre - est loin d’être un long fleuve tranquille pour nombre de nos concitoyens. Et même sur la ligne d’arrivée, au moment de déballer les cadeaux, la pression reste de mise.

C’est ce que montre l’étude confiée à l’Ifop par LesDenicheurs.net auprès de 1 012 Françaises et Français : plus de 7 sur 10 d’entre eux reconnaissent être stressés par l’achat des cadeaux qu’ils feront à leurs proches, et plus de la moitié (52%) disent s’être déjà sentis honteux du cadeau qu’ils avaient offert. Néanmoins, lorsque nous recevons un cadeau qui ne nous plaît pas, nous sommes plus de 6 sur 10 à laisser croire à la personne qui nous a fait ce présent qu’il n’en n’est rien. Comportement plus louable qu’hypocrite : sauvegarder les apparences à ce moment précis permet bien souvent de sauver le reste de la soirée !

La famille avant tout

1.Les Dénicheurs - Enquête IFOP - Stress et gêne liées aux cadeaux de Noël

9 Français sur 10 indiquent qu’ils offriront au moins un cadeau à quelqu’un à l’occasion de ce Noël 2021, et parmi eux, une écrasante majorité - 86% - aura une attention pour l’un ou plusieurs membres de sa famille. C’est peu moins le cas à l’intérieur même du couple, puisque plus du tiers des personnes interrogées (34%) ne feront pas de présent à leur conjoint(e) tandis qu’un peu moins de la moitié (43%) offriront un cadeau à un ou des amis et 16% à des collègues de travail.

Inquiétudes en pagaille

2.Les Dénicheurs - Enquête IFOP - Stress et gêne liées aux cadeaux de Noël

Source indéniable de plaisir, le cadeau est aussi et bien souvent facteur de stress. Et en la matière, les raisons de se faire du mouron ne manquent pas. Ainsi, 6 Français sur 10 ont déjà été inquiets à l’idée de ne pouvoir acheter un cadeau à un proche à cause de son prix, plus de la moitié (52%) parce qu’il pourrait ne pas être disponible le jour J à cause d’une livraison tardive et près d’un sur deux (49%) par crainte d’une pénurie ou d’une rupture de stock.

3.Les Dénicheurs - Enquête IFOP - Stress et gêne liées aux cadeaux de Noël

Focalisons-nous sur Noël 2021 qui approche à grands pas. Ces derniers jours, les Français interrogés par l’Ifop redoutaient en premier lieu de ne pas trouver la bonne idée de cadeau pour faire plaisir : c’est le cas de 58% d’entre eux, dont 13% indiquent ressentir plus fortement cette crainte l’an dernier. Le compte à rebours avançant inexorablement, la possibilité de ne pas trouver le temps pour acheter les cadeaux de Noël inquiète plus de deux Français sur trois (38%), en légère hausse par rapport à la même époque en 2020 (33%). Si les risques de rupture de stock alimentent également l’angoisse des consommateurs (36% se disent affectés à cette perspective, dont 13% plus que l’an dernier), les questions éthiques, écologiques notamment, nourrissent également les inquiétudes de 34% d’entre eux à l’heure d’acheter un cadeau, preuve que cette thématique revêt aujourd’hui un importance croissante dans la vie quotidienne de nos compatriotes.

Au total, plus de trois Français sur quatre (77%) sont aujourd’hui stressés par l’une ou plusieurs de ces considérations. Et qu’elles s’inscrivent dans le temps ou soient spécifiques à cette année, ces différentes sources d’inquiétude affectent plus particulièrement les catégories les plus modestes (85% des personnes percevant moins de 900 euros par mois sont stressées par les achats de cadeaux de Noël et 56% disent redouter la rupture de stock d’un produit qu’ils souhaitent offrir) et les jeunes qui sont, en raison d’un pouvoir d’achat généralement plus faible, près de 9 sur 10 (88%) à ressentir une angoisse lorsque le temps de faire des cadeaux est venu.

Une pénurie qui n'inquiète pas les Français

4.Les Dénicheurs - Enquête IFOP - Stress et gêne liées aux cadeaux de Noël

Pour autant, rares sont les Français qui anticipent longtemps à l’avance l’acquisition des présents qu’ils offriront le 24 ou le 25 décembre puisque seuls 8% d’entre eux procèdent à ces achats avant le mois de novembre. La date fatidique approchant, plus du tiers (35%) ont acheté la majeure partie de leurs cadeaux avant fin novembre, dont 14% ont profité du Black Friday en fin de mois. Et c’est sans surprise dans la dernière ligne droite – durant le mois de décembre - que près de la moitié (48%) des personnes interrogées se rueront sur internet ou dans les magasins. Les plus téméraires – ou les plus procrastinateurs, c’est selon – attendront même la dernière semaine pour remplir leur hotte personnelle. Un Français sur 10 est dans ce cas. Une poignée - 1% - indique même acheter le cadeau de Noël… après Noël.

5.Les Dénicheurs - Enquête IFOP - Stress et gêne liées aux cadeaux de Noël

On le voit, le dernier moment reste privilégié pour l’achat des cadeaux de Noël, et cette année encore, les images de foules compactes arpentant fiévreusement les rayons des grands magasins tourneront en boucle sur les chaînes de télévision. Pourtant, près de 9 Français sur 10 (87%) ont entendu parler de la pénurie de matériaux qui risque de compromettre l’approvisionnement en jouets et équipements pour les fêtes. Mais cette perspective n’a incité qu’un peu plus d’un quart (27%) à anticiper ses achats, 60% ne changeant rien à leurs habitudes malgré les risques, avérés ou supposés, de ne pas trouver la perle rare. Néanmoins, les parents de trois enfants et plus préfèrent jouer la prudence et éviter trop déceptions : 60% d’entre eux ont tout de même joué la carte de l’anticipation cette année.

Malaise au pied du sapin

6.Les Dénicheurs - Enquête IFOP - Stress et gêne liées aux cadeaux de Noël

Instant généralement joyeux, la remise des présents génère aussi son lot de (mauvaises) surprises et d’embarras. Mais sans même savoir ce que l’on va leur offrir, nombre de Français sont gênés par le simple fait qu’on leur fasse un cadeau : cela a déjà été le cas près d’un Français sur deux (45%) lors d’un anniversaire et de 43% d’entre eux à Noël. En revanche, plus de 9 Français sur 10 (91%) sont heureux d’offrir un présent à quelqu’un dans ces mêmes circonstances.

7.Les Dénicheurs - Enquête IFOP - Stress et gêne liées aux cadeaux de Noël

Si le plaisir d’offrir est à l’évidence supérieur à la joie de recevoir, il n’en n’est pas moins, lui aussi, source de malaise. L’étude de l’Ifop révèle en effet que près d’un Français sur trois (31%) a déjà eu honte à l’idée que l’on pense qu’il n’avait pas consacré assez de temps à la recherche du « bon » cadeau. La question de l’argent entre également en ligne de compte lorsqu’il s’agit de créer le malaise : 31% des personnes interrogées ont déjà craint de passer pour des pingres quand à l’inverse, plus d’1 sur 5 (22%) a senti que le cadeau qu’il offrait le classait dans la catégorie des « m’as-tu-vu », de ceux qui veulent étaler en toutes circonstances leur aisance financière. Enfin, un quart des Français a déjà éprouvé ce sentiment lui aussi fort désagréable d’être considéré comme ringard ou faisant preuve d’un goût douteux. Mises bout à bout, ces différentes raisons de ressentir de la honte en offrant un cadeau a déjà concerné plus de la moitié (52%) de la population adulte, et plus particulièrement les 18-24 ans (73% ont déjà eu cette impression).

Cadeau décevant ? Les Français font bonne figure

8.Les Dénicheurs - Enquête IFOP - Stress et gêne liées aux cadeaux de Noël

Les amateurs ont tous en tête la fameuse scène des échanges de cadeaux dans Le Père Noël est une ordure lorsque Thierry Lhermitte confond le gilet que vient de lui offrir Anémone avec une serpillière. Alors quelle attitude adopter lorsque le cadeau que vous venez de déballer ne vous plait pas ? Face à cette éventualité, près des 2/3 (62%) des personnes interrogées par l’Ifop choisissent comme Thierry Lhermitte de faire bonne figure et font croire que le présent correspond à leurs attentes. Ce qui apparaît comme la bonne stratégie pour ne blesser personne et ne pas plomber l’ambiance de ce moment si particulier n’est en revanche pas choisie par 21% des sondés qui n’hésitent pas à faire savoir leur déception à l’auteur du cadeau en question. Il est aisé de penser que certaines soirées de Noël ont pu pour cette raison se poursuivre dans un climat tendu… La réciprocité de la valeur des cadeaux échangés peut également créer des situations malaisantes : 41% des Français questionnés ont été gênés d’avoir offert un présent qu’ils jugeaient moins bien que celui qu’ils avaient reçu quand 30% l’ont été pour la raison inverse.

9.Les Dénicheurs - Enquête IFOP - Stress et gêne liées aux cadeaux de Noël

Faire un plus beau cadeau que celui que l’on reçoit en retour a concerné à Noël 2020 61% des parents vis-à-vis des cadeaux offerts à leurs enfants, ce qui, ne serait ce qu’en termes de pouvoir d’achat, se conçoit assez aisément. A l’intérieur des couples, plus de la moitié (57%) des partenaires ont eu cette impression en déballant le présent de l’élu(e) de leur cœur, une proportion qui tombe à 50% au sein des fratries puis baisse légèrement lorsque le cadeau vient des propres parents, beaux-parents et grands-parents des personnes interrogées.

Un candidat à ma table

10.Les Dénicheurs - Enquête IFOP - Stress et gêne liées aux cadeaux de Noël

Cette année, Noël aura lieu un peu moins de 4 mois avant le premier tour de l’élection présidentielle. Alors, si les Français avaient le choix, quel candidat ou quelle candidate convieraient-ils à leur table ? En l’espèce, leurs réponses suivent assez fidèlement les intentions de vote exprimées dans les récents sondages. Emmanuel Macron arrive en tête (17%) des personnalités avec lesquelles ils aimeraient passer leur réveillon, suivi par Marine Le Pen (12%) et Éric Zemmour (11%). Sondée avant qu’elle ne soit désignée par Les Républicains, Valérie Pécresse pointe en 4e position (10%), les trois candidats de gauche, Jean-Luc Mélenchon (9%), Anne Hidalgo (7%) et Yannick Jadot (6%) fermant la marche.

Sans surprise, c’est plus en fonction de leurs propres affinités politiques que les personnes interrogées choisissent d’inviter tel ou telle candidat(e). Ainsi, 47% des proches de la majorité présidentielle souhaiteraient inviter Emmanuel Macron quand 55% de ceux du Rassemblement National se verraient bien passer la soirée avec Marine Le Pen. C’est également au Rassemblement National que se trouvent la majorité de celles et ceux qui réveillonneraient avec Éric Zemmour alors que 24% des lecteurs proches de la gauche préféreraient dîner le 24 décembre avec Jean-Luc Mélenchon.

Étude Ifop pour LesDenicheurs.net réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 23 au 24 novembre 2021 auprès d’un échantillon de 1012 personnes, représentatif de la population âgée de 18 ans et plus résidant en France métropolitaine.

Vous pouvez télécharger l’analyse complète de l’enquête ici.