Zoom sur la phytoépuration : un substituant aux fosses septiques plus écolo

Zoom sur la phytoépuration : un substituant aux fosses septiques plus écolo

À notre époque où la protection de l’environnement est au cœur des débats, adopter des moyens écologiques pour notre vie du quotidien est une priorité pour beaucoup. Sans qu’on ne s’en rende vraiment compte, nos eaux usées sont également coupables de la pollution de la nature. C’est pourquoi le terme de phytoépuration prend de l’ampleur, surtout dans les campagnes, car elle permet d’assainir les eaux usées à partir de certaines plantes, pour qu’elles soient ensuite réutilisables. On fait le point !

Qu’est-ce que la phytoépuration ?

Il s’agit d’un moyen naturel pour assainir les eaux usées. On parle notamment des eaux grises (de la salle de bain, du lave-linge, etc..), et des eaux de cuisine contenant généralement de la graisse et des détergents. À l’aide de plantes et de bactéries, la phytoépuration consiste donc à traiter ces eaux ménagères pour les rendre réutilisables, de manière totalement naturelle.

Durant le processus, les eaux vont passer dans un « filtre vertical » composé de plantes épuratrices comme les roseaux, les joncs, les laîches et les bambous. Au niveau de leurs racines, ces plantes disposent de bactéries qui vont se nourrir des nutriments et polluants présents dans les eaux usées. Il s’agit principalement des nitrates, des phosphates et des métaux. Une fois ces eaux ménagères filtrées, elles peuvent être utilisées pour arroser le jardin.

La phytoépuration : comment ça marche ?

Pour traiter les eaux usées domestiques selon la phytoépuration, il faut passer par plusieurs étapes :

  • Première étape: L’acheminement des eaux usées passe par un premier bassin où seront installés des cailloux et des plantes épuratrices (des bambous, des roseaux, des laîches ou des massettes). Cette première étape permettra de bloquer les grosses particules qui seront par la suite décomposées et transformées en compost.
  • Deuxième étape: Dans le deuxième bassin, les eaux usées vont être dépolluées grâce aux végétaux épurateurs comme la menthe aquatique, les iris ou la salicaire. C’est durant cette étape que les racines des végétaux vont retenir les phosphates, les nitrates et les agents polluants. Il en ressort ensuite de l’eau filtrée, propre et sans odeur que vous pourrez utiliser pour arroser votre jardin. Quant au compost laissé en surface du premier bassin, vous pouvez vous en servir pour enrichir les plantations de plates-bandes, massifs et arbres ornementaux.

Pour chaque bassin, il est important de superposer des lits de graviers et de sables fins pour une évacuation facile des eaux. N’oubliez pas de prévoir un dénivelé d’au moins un mètre entre les bassins. Les roseaux doivent être taillés tous les ans tandis que les composts doivent être retirés tous les 10 ans. Si vous avez utilisé des bambous, vous pouvez les tailler selon leur progression et les faucher tous les 4 ans.

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Les avantages de la phytoépuration

Avoir une station de phytoépuration n’est que bénéfique pour ses utilisateurs et bien sûr, pour l’environnement. Cette solution est entièrement naturelle, et permettra d’économiser tant en termes d’eau que d’électricité. Bien qu’il demande d’avoir un petit terrain pour l’installation, les couts restent raisonnables et l’entretien très simple comparé à ceux d’une fosse septique.

Ce genre d’installation se mélange facilement au paysage et ne dégage aucune odeur désagréable grâce à l’efficacité des bactéries. Sa durée de vie est également longue puisque les plantes n’ont pas besoin d’être régulièrement replantées. Les bassins étant colorés, ils sont également esthétiques pour ne pas gâcher tout le rendu de votre jardin.

La phytoépuration : pour qui ?

Est-ce que tout le monde peut recourir à la phytoépuration ? La réponse est non. Comme vous l’aurez compris, il est indispensable d’avoir un espace extérieur de 10 à 20 m² pour installer une station de phytoépuration. En bref, un jardin d’assainissement naturel ne cible pas particulièrement les habitants des grandes villes reliées au tout-à-l’égout, mais plutôt aux habitations rurales qui sont équipés de fosses septiques.

Certains professionnels ont toutefois réussi à proposer des solutions de phytoépuration pour les maisons flottantes, mais aussi les mobil-homes ou les yourtes.

Combien coute l’installation d’une station de phytoépuration ?

Comparés à l’installation d’une fosse septique, les couts d’installation d’une station de phytoépuration sont plus accessibles. On compte entre 5000 à 10 000 € selon les conditions et les besoins, mais ce budget peut être réduit si vous décidez de faire une partie des travaux vous-même.

Quelles démarches pour utiliser la phytoépuration ?

Ce procédé vous a convaincu ? Commencez par passer chez votre commune pour avoir une déclaration d’installation de dispositif d’assainissement autonome. Vous devez y décrire les conditions de votre terrain ainsi que le principe du système d’épuration choisi. Si possible, faites-vous aider par un bureau d’études spécialisé pour appuyer votre demande.

Une fois les travaux démarrés, le service Services Publics d’Assainissement Non Collectif (SPANC) se charge de contrôler les travaux et de l’entretien des installations.

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Sarah Valley

Après avoir longtemps été rédactrice web spécialisée en décoration pour plusieurs magazines, j'occupe aujourd'hui le poste de Content Manager chez Les Dénicheurs. Je m'occupe également de la partie blog du site sur laquelle je partage tous mes conseils et astuces pour vous aider à décorer votre maison et rendre votre quotidien plus agréable.

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