Des loups affamés aux méchantes sorcières, en passant par les fantômes, chaque conte a toujours un méchant à vaincre ! Mais si certains parents préfèrent édulcorer le côté effrayant de l’histoire, d’autres s’en tiennent tout simplement aux histoires heureuses, par peur de traumatiser ou de donner des cauchemars aux enfants. Et pourtant, plusieurs experts s’accordent à dire que les livres qui font peur sont bons pour le développement émotionnel des jeunes lecteurs. Voici pourquoi !
Pour illustrer la figure du méchant
Avant l’âge de 3 ans, un enfant peut être très égocentrique. Les méchants personnages de ces livres préférés vont leur donner une image de ce qui est mal, et naturellement de comprendre ce qu’est le bien. Petit à petit, il va associer ses crises de colère et ses grosses bêtises aux mauvais comportements du méchant. Cette figure est essentielle pour un jeune enfant, car il lui permet également de se rassurer, de mieux comprendre et de s’accepter.
Pour apprivoiser ses peurs dans un cadre protégé
Des recherches montrent que lire des histoires effrayantes à votre enfant peut l’aider à faire face aux situations difficiles qu’il peut rencontrer dans la vie et à apprendre à affronter ses peurs. Face à ces récits de monstres et de fantômes, l’enfant va réfléchir à ce qu’il ferait s’il était dans ce genre de situation. Une expérimentation qui se fait toutefois dans un endroit protégé et seulement hypothétique. Cette capacité d’adaptation sera précieuse aux enfants lorsqu’ils seront un jour face à des circonstances difficiles.
Pour conscientiser un enfant des éventuels dangers
Il y a des leçons de vie à tirer. N’invitez pas un vampire dans votre maison. Ne pas prendre ce raccourci par le cimetière. Rester tard dehors et ne pas dire à ses parents où l’on se trouve peut être dangereux. Se promener dans une zone boisée la nuit à la recherche d’un animal de compagnie égaré est une mauvaise idée. N’acceptez pas de bonbons de la part d’inconnus. Toutes des leçons précieuses tirées d’histoires qui font peur !
Pour apaiser les angoisses et se rassurer
En fin de compte, lire ce genre d’histoires est rassurant. Ces monstres et ogres effrayants sont juste de la fiction ; ils sont dans le livre et ne font pas partie de notre vie quotidienne. Une fois que nous nous sommes livrés à notre promenade dans l’obscurité, nous mettons le livre - et la terreur fictive - de côté. Après avoir lu l’histoire d’un enfant qui voyage dans une autre dimension obscure et qui doit se frayer un chemin à travers toutes sortes de créatures effrayantes pour rentrer chez lui, le fait de devoir se brosser les dents avant de se coucher n’est pas si grave, n’est-ce pas ?








