Compost ces feuilles qu’il ne faut surtout pas utiliser et pourquoi

Compost : ces feuilles qu’il ne faut surtout pas utiliser (et pourquoi)

Utilisées correctement, les feuilles peuvent devenir un excellent compost ou un terreau naturel, riche et fertile. Mais attention : toutes les feuilles ne sont pas bonnes à intégrer à votre tas de compost. Certaines peuvent nuire à la santé de vos plantes, voire ralentir tout le processus de décomposition. Alors, quelles feuilles faut-il bannir du compost et pourquoi ? On vous explique tout pour ne plus vous tromper.

Des feuilles mortes utiles… mais pas toutes égales face au compost

Recycler les feuilles mortes dans le jardin est une pratique écologique et économique. Lorsqu’elles sont bien compostées, elles donnent naissance à un terreau riche en minéraux, parfait pour booster la croissance des plantes.

Pour cela, il suffit d’alterner les couches de feuilles avec d'autres matières organiques riches en azote, comme des déchets de cuisine ou des tontes de gazon. Ce mélange équilibre le rapport carbone/azote, essentiel pour nourrir les bactéries décomposeuses.

Un bon brassage du tas, un peu d’humidité et beaucoup de patience permettent d’obtenir un compost prêt en quelques mois, ou un terreau mature après deux à trois ans. Mais attention, certaines feuilles épaisses ou coriaces, comme celles du hêtre, de l’érable ou du laurier-cerise, se décomposent très lentement. D’autres, comme celles des conifères, des résineux ou des plantes malades, peuvent perturber le compost et même propager des maladies.

Les feuilles à éviter absolument pour protéger votre jardin

Parmi les feuilles les plus problématiques, celles atteintes de maladies ou infestées de parasites sont à bannir sans hésiter. Contrairement aux centres de compostage industriels, un compost domestique n’atteint pas toujours la température suffisante pour neutraliser les agents pathogènes.

À Découvrir Aussi

Articles partenaires

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Résultat : les spores et les champignons peuvent survivre et contaminer votre jardin une fois le compost étalé. Les feuilles de noyer posent un autre souci. Elles contiennent de la juglone, une molécule qui inhibe la croissance de nombreuses plantes.

Le platane, lui, résiste au processus de compostage à cause de ses feuilles épaisses qui ont tendance à sécher plutôt qu’à se décomposer. Même constat pour le paulownia, dont les nervures épaisses ralentissent fortement la fermentation.

Ces feuilles peuvent créer des zones sèches dans le compost, compromettant l’équilibre global du mélange. Pour ces espèces, il vaut mieux les composter à part, ou ne les ajouter que lorsqu’elles sont déjà bien dégradées.

Des variétés à manipuler avec précaution (mais pas à écarter complètement)

Toutes les feuilles coriaces ne sont pas à jeter, à condition de bien les préparer. Les feuilles de chêne, de hêtre ou de châtaignier, riches en tanins, sont longues à se décomposer, mais une fois broyées finement, elles s’intègrent très bien au compost.

Les feuilles de rhubarbe, quant à elles, contiennent de l’acide oxalique, une substance toxique pour certaines plantes. Il suffit de les découper en petits morceaux et de les équilibrer avec des matières riches en carbone.

Les feuilles de figuier, bien que compostables, peuvent irriter la peau à cause des furocoumarines : gants et manches longues sont donc indispensables pour les manipuler sans danger.

Avatar photo
Sébastien Costa

Passionné par le bricolage et le jardinage depuis mon plus jeune âge, j'ai troqué mes outils pour un clavier et une souris afin de partager avec vous mes connaissances dans ce domaine !

View stories